du Relais – centre de recherche théâtrale


 

DADDY PAPILLON
LA FOLIE DE L’EXIL

 

LE SAMEDI 23 MARS à 20h30

 

Théâtre / Cirque chorégraphique
lauréat Beaumarchais SACD

 

par la Cie Ginko (Rouen)

 

texte et mise en scène de Naema Boudoumi

avec Arnaud Dupont, Carlos Lima, Maxime Pairault

dramaturgie : Pierre Phillipe Meden

cirque chorégraphique : Anna Rodriguez

scénographie : Serge Meyer

lumière : Paul Galeron

création sonore : Thomas Barlatier

costumes : Sarah Topalian

 

●● À travers les visions d’un immigré devenu ouvrier qui, suite à une chute d’un toit est resté comme fêlé,

●● Naema Boudoumi met en scène à la fois l’image de l’immigré d’aujourd’hui, d’hier et de demain…

●● et celle de la chute du corps de l’homme, chute immémoriale plus actuelle que jamais.

●● Un théâtre comme Art de la rencontre, au-delà de la solitude du fou, la parole et les mots seront rendus à ceux qui n’ont pas l’occasion de les dire, de se dire.

 
 

Un vieil Arabe aux lunettes de soleil jaune marche pieds nus dans la neige. C’est un homme végétal, homme plante, homme fleur, homme papillon… Un homme hors d’âge ou au-delà de toute temporalité. Lui-même ne connaît pas sa date de naissance. Il se souvient avoir été enfant.
Plus tard, il a exercé le métier d’ouvrier en Normandie, dans le bâtiment, dans la construction. Et puis la chute s’est produite, tombé d’un toit. Pas la chute fatale, mais une chute dont il est ressorti fêlé.
Cet homme qui marche pieds nus dans la neige est sorti de sa maison. Il s’entend dire ce qu’il doit faire : nettoyer ses oreilles, changer ses mocassins… Lui, ce qu’il souhaite c’est qu’on le laisse en paix.
Laissez-moi tranquille ! Silence. Solitude. Joie. Transformation.

 

Je pars d’une expérience forte et personnelle, celle d’être la fille d’un père sujet à l’hallucination et à la bouffée délirante. Diagnostiquée comme une maladie mentale, la bouffée délirante crée divers épisodes (visions, hallucinations, voix) allant de l’euphorie à la persécution. Cette expérience de vie m’a confronté à une parole sous-estimée qui mérite d’être entendue. Ces dérives pathologiques décrites comme inutiles, incohérentes, contre-productives et dangereuses, contiennent pourtant un sens que nous chercherons ici à révéler. Ayant côtoyé de près le milieu hospitalier pendant de nombreuses années notamment le CHU de Saint-Etienne du Rouvray, j’ai pu mesurer l’absurdité de certaines situations et l’immense fossé séparant la réalité du patient et les efforts menés par une équipe médicale qui n’a pas toujours les moyens ni le temps de comprendre et d’accompagner ces êtres singuliers.

 

Par le biais de la technique circassienne de la main à main, nous travaillerons autour de la chute et du basculement : chute au sens propre et figuré, acrobaties du corps et de l’esprit pour ne pas sombrer. L’homme qui tombe, la perte de son travail, de l’être aimé, sa solitude mais aussi le corps du fou, un corps hors normes soumis à la camisole chimique médicamenteuse.

 

Le théâtre et le cirque se rencontreront simultanément afin de proposer une écriture transversale au-delà des techniques codifiées. Il fallait du cirque pour raconter l’épopée ubuesque de cet immigré malade et rendre compte de notre fragile équilibre. Il est également urgent de libérer la parole dudit « fou », la délivrer pour tenter d’entrevoir autre chose que la maladie telle que nous nous la représentons.

Naema Boudoumi

 

La représentation sera suivie d’un repas partagé avec l’équipe artistique.

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du Groupe Expir

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SLOW TORMENTS/EXPOSITION DE CORPS TOURMENTES

 

le vendredi 12 octobre de 19h à 21h

 

à la Générale – 14 avenue Parmentier – 75011 Paris – entrée libre

en ouverture de la septième édition du Festival ZOA Zone d’Occupation Artistique

https://www.facebook.com/events/317243455492338/

dont Vincent Lacoste est le compagnon pour la quatrième année consécutive

 

par Le Relais/Groupe Expir (Le Catelier)

avec les danseurs Stéphane Couturas, Paola Cordova, Mathias Dou, Marc Marchand, Aurélie Varrin

pour les performances Candles, Ulysse et l’Homme au Coin

avec les œuvres plastiques d’Yves Bodiou et de Céline Cadaureille

avec la complicité de Chiara Palermo, philosophe

musique de Christophe Séchet

scénographies des performances par Sophie Larger

 

●● Le projet Slow Torments invite le public à déambuler dans un espace de type muséal doté de sous-espaces
différents.

●● Dans chaque sous-espace, sont exposés des corps vivants (danseurs en trio ou solo) ou plastiques
(sculptures d’Yves Bodiou et de Céline Cadaureille).

●● Ces corps divers évoquent des états limites, que ce soit du fait d’une contrainte qui leur est imposée ou
d’une action qu’ils subissent.

●● Tous renvoient d’une manière ou d’une autre à l’idée de tourment.

●● Ces tourments sont longs, plus longs que ne peut supporter le spectateur, qui passe ainsi d’un espace
à un autre, et peut choisir aussi de stationner dans une salle de lecture.

 

Le projet Slow Torments invite le public à déambuler dans un espace de type muséal doté de sous-espaces différents. Dans chaque sous-espace, sont exposés des corps, vivants (danseurs en trio ou solo) ou inanimés (œuvres plastiques d’Yves Bodiou et de Céline Cadaureille). Ces corps sont dans des états limites, en cours de transformation, ou subissant une contrainte ou une action qui renvoie d’une manière ou d’une autre à l’idée de tourment.

 

L’exposition, ouverte pendant une plage temporelle longue, implique un étirement du temps, d’où le titre : Slow Torments / Lents Tourments.

 

Ce projet réunit plusieurs performances dont L’Homme au Coin, ainsi que Candles/Avachissements (créée la saison dernière, et présentée au Relais en mars dernier) et Ulysse. Il fait écho à la lecture du Jardin des Supplices d’Octave Mirbeau, roman de la fin du XIXème dans lequel un narrateur est amené à visiter un jardin où sont exposés des suppliciés. Les supplices sont de plus en plus en plus raffinés au fur et à mesure de la visite. On découvre ainsi une sorte d’inventaire des diverses manières de faire lentement souffrir un humain, qui devient lui-même matière à transformation, et matière à étonner le spectateur, qui dans la durée devient attentif à la capacité du supplicié à résister, c’est-à-dire survivre.

 

la soirée se prolongera autour d’un pot avec l’équipe artistique !

 

LES CORPS MOUS

projet chorégraphique

conception : Vincent Lacoste
son : Christophe Séchet
avec : Mathias Dou et Lydia Boukhirane
plasticienne : Marguerite Danguy des Déserts
technique vidéosurveillance: Jacques Bouault
Prochaine date :
Les Corps Mous#1 et #2
les 9 et 10 décembre 2016 à 20h30
Le Colombier
20 rue Marie-Anne Colombier – 93170 Bagnolet

 

Corps-Mous-Colombier« Les Corps Mous » est un projet chorégraphique autour de la matière. Il est pensé comme un processus de recherche et de création au cours duquel divers danseurs, plasticiens, compositeurs, se réuniront pour créer des objets protéiformes. Cette recherche a abouti en octobre 2014 à une première performance dansée en solo par Mathias Dou : « Les Corps Mous#1 ». Elle se prolonge par la création d’une deuxième performance qui verra sa forme aboutie en octobre 2016. Un troisème volet, plus bref, est prévu pour la saison 2016-17.

 

Le principe est de proposer aux danseurs d’évoluer dans un espace sonore et plastique dont chaque objet/matière renvoie à cette notion de « corps mous », et d’explorer avec eux/elles ce que cette mise en condition génère dans leurs mouvements, et dans les images qu’ils produisent.

lien vidéo extraits Corps Mous#1

J’ai souhaité réfléchir à une notion qui s’oppose à la dureté de notre temps, qui ouvre à des changements possibles d’états et de façon d’être, de se comporter. Je me suis interrogé sur les matières qui nous entourent, et j’ai trouvé dans la mollesse cette générosité et cet alanguissement qui touchent l’être dans sa vérité, physique, psychique, politique.

Vincent Lacoste

Presse Corps Mous#2 :

Les Corps Mous #2 de Vincent Lacoste nous saisit par son coup de théâtre. […]
L’ambiance qui était au départ douce et somnolente devient anxiogène et hypnotique Ici les corps tombent, l’homme a presque une tête de bonhomme Michelin, l’affaire devient drôle. Lacoste joue à la poupée avec ces deux magnifiques danseurs, il leur fait tout faire, les déshabillent, les rendant hagards.
C’est brillant.
(Amélie Blaustein Niddam – TouteLaCulture.Com)

Presse Corps Mous#1 :

Un solo virtuose. (Cédric Chaory – Umoove)
Mathias Dou marque le paysage chorégraphique d’un nouveau projet autour de la matière, par un solo bref mais à l’impact important. (Thomas Hahn – Danser Canal Historique)
Un corps mou qui s’éveille aux bruits du monde pour raconter notre époque où l’on porte le monde à bout de bras. (Celia Sadai – /0 gazette 2)
Un solo kaléidoscopique irrigué par une recherche aux ramifications infinies autour de la qualité de mollesse. (Marie Plantin – Revue Théâtre(s))

 

Dates :

Les Corps Mous#1
avec Mathias Dou (danseur), Christophe Séchet (son)
le vendredi 23 octobre 2015 à 19h30
Festival ZOA Zone d’Occupation Artistique
Mairie du 3ème arrondissement – 2 rue Eugène Spuller – 75003 Paris
les jeudi 24 et vendredi 25 mars 2016 à 20h30
Centre Culturel Bertin Poirée
8-12 rue Bertin Poirée – 75002 Paris
le dimanche 9 octobre 2016 à 15h30
Château de la Roche Guyon
1 rue de l’Audience – 95780 La Roche-Guyon

Les Corps Mous#2
avec Mathias Dou et Lydia Boukhirane (danseurs), Christophe Séchet (son)
sortie de résidence le vendredi 25 septembre 2015 à 17h30
Les Ateliers Intermédiaires
15 bis rue Dumont D’Urville – 14000 Caen
présentation publique le vendredi 11 décembre 2015 à 20h30
Le Relais Centre de Recherche Théâtrale
1355 route de la voie romaine – 76590 Le Catelier
le samedi 2 avril 2016 à 18h (soirée partagée – horaire à confirmer)
Satellite Brindeau – Festival de performance « Whoopee »
56 rue Gustave Brindeau – 76600 Le Havre
le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30 (soirée partagée)
Festival ZOA Zone d’Occupation Artistique
Micadanses – 15 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris

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