Les Corps Mous

Corps-Mous-choix-3-webprojet chorégraphique
 
conception : Vincent Lacoste
son : Christophe Séchet
avec : Mathias Dou, Lydia Boukhirane
plasticiens : Marguerite Danguy des Déserts, Yves Bodiou
technique vidéosurveillance : Jacques Bouault
 
lien vidéo extraits Corps Mous#1

 
prochaines dates:
 
Les Corps Mous#1 + #2
Le Colombier
20 rue Marie-Anne Colombier – 93170 Bagnolet
les 9 et 10 décembre 2016 à 20h30

 

« Les Corps Mous » est un projet chorégraphique construit à partir de rencontres entre des matières, des danseurs, des plasticiens, des espaces sonores créés en composition directe.
Il décline la notion de mollesse sous la forme de performances pendant lesquelles les danseurs évoluent dans des environnements à la fois plastiques et sonores, qui renvoient chacun différemment à cette idée de Corps Mous.
Le Mou est ici vécu comme un lieu d’exploration qui entre en opposition aux modèles dominants de notre époque et se propose comme une alternative à la dureté de notre temps, tout en ouvrant sur un ensemble de sensations qui touchent l’être dans ses dimensions physiques, psychiques et politiques.
 

C’est la courte durée de notre existence qui fait que nous appelons « dur » ou « mou » tel ou tel matériau.
Giuseppe Penone, sculpteur

 
Les Corps Mous#1 – avec Mathias Dou

Un danseur seul évolue dans un espace délimité par un tapis. Mis en mouvement par un jeu de vides et de pleins, il invente un rapport à l’espace et à son anatomie, et franchit peu à peu les limites de l’(a)normalité. L’univers qui l’entoure est essentiellement sonore, bruits ou musiques qui viennent l’accompagner puis le violenter, le percuter. Le corps reçoit, subit, mais résiste et fait naître du sol une forme mouvante dans laquelle il s’enveloppe, et qu’il laisse finalement choir.

 
Les Corps Mous#2 – avec Mathias Dou et Lydia Boukhirane

Pour ce deuxième volet, un espace décompressé, démultiplié, capté par un système de vidéosurveillance. L’espace central homogène et blanc est occupé par deux formes oblongues et malléables qui deviennent des assises dans lesquelles les danseurs peuvent s’enfoncer, voire disparaître. Passant d’un espace central à un espace extérieur, déjouant nos attentes, les danseurs laissent surgir des images fugitives d’eux-mêmes, parfois inquiétantes, qui évoquent la plasticité de nos corps-visages. Une réflexion active sur le mou qui fuit, trouve d’autres chemins, s’infiltre hors du cadre qu’on lui a fixé. Une interrogation sur le devenir, l’individuation, et la tension entre un espace confortable mais régressif, et l’espace du lointain, de l’inconnu.

 
 
Les Corps Mous#1 – dates :
Le Relais, centre de recherche théâtrale
1355 route de la voie romaine – 76590 Le Catelier
le vendredi 24 octobre 2014 à 20h30

Le Regard du Cygne – Spectacles Sauvages
210 rue de Belleville – 75020 Paris
le vendredi 27 mars 2015 à 15h et à 19h30

Satellite Brindeau – Festival de performance « Whoopee »
56 rue Gustave Brindeau – 76600 Le Havre
le vendredi 17 avril 2015 à 21h00 (soirée partagée qui débutera à 20h00)

Festival ZOA Zone d’Occupation Artistique
Mairie du 3ème arrondissement – 2 rue Eugène Spuller – 75003 Paris
le vendredi 23 octobre 2015 à 19h30

Centre Culturel Bertin Poirée
8-12 rue Bertin Poirée – 75002 Paris
les jeudi 24 et vendredi 25 mars 2016 à 20h30

Château de la Roche Guyon
1 rue de l’Audience – 95780 La Roche-Guyon
le dimanche 9 octobre 2016 à 15h30

 

 
Les Corps Mous#2 – dates :
Le Phare Centre Chorégraphique National Le Havre/Haute Normandie
30 rue des Briquetiers – 76600 Le Havre
prêt de studio du 15 au 19 décembre 2014

Les Ateliers Intermédiaires
15 bis rue Dumont D’Urville – 14000 Caen
résidence du 12 au 16 juin 2015 et du 21 au 25 septembre 2015
sortie de résidence le vendredi 25 septembre 2015 à 17h30

Le Relais, centre de recherche théâtrale
1355 route de la voie romaine – 76590 Le Catelier
le vendredi 11 décembre 2015 à 20h30

Satellite Brindeau – Festival de performance « Whoopee »
56 rue Gustave Brindeau – 76600 Le Havre
le samedi 2 avril 2016 à 18h (soirée partagée – horaire à confirmer)

Micadanses
16 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris
août 2016 (résidence – accompagnement spécifique)

Festival ZOA Zone d’Occupation Artistique
Micadanses – 15 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris
le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30 (soirée partagée)
 

Publication

Vincent Lacoste est intervenu lors de la journée d’études organisée par l’UFR Arts Plastiques de l’Université de Saint Etienne sur la thématique « Matières molles et formes flasques » le mercredi 6 mai 2015. Un entretien avec Céline Cadaureille est à paraître dans La Dynamique du Mou en octobre 2016, aux Presses Universitaires du Mirail – Toulouse.

 
Presse Corps Mous#1

Un solo virtuose. La variation est parfaitement composée et nous montre successivement plusieurs états de corps, de la vulnérabilité à la souffrance, en passant par le relâchement. On assiste à un phénomène de mutation, à une paradoxale régression, celle du retour au fœtus ou au cocon d’origine.

Cédric Chaory – Umoove

 

Mathias Dou marque le paysage chorégraphique d’un nouveau projet autour de la matière, par un solo bref mais à l’impact important. Si ce solo tient debout en revendiquant la mollesse, c’est qu’il se refuse à toutes les catégories fermement établies, pour se faufiler entre les disciplines.

Thomas Hahn – Danser Canal Historique

 

Un corps mou qui s’éveille aux bruits du monde, des pieds nus qui s’exécutent sur du sable et de la terre… Les artistes programmés à la mairie du IIIe arrondissement dans le cadre du festival ZOA/Zone d’occupation artistique rejouent le mythe d’Atlas pour raconter notre époque où l’on porte le monde à bout de bras.

Celia Sadai – /0 gazette 2

 

Le chorégraphe Vincent Lacoste imagine un solo kaléidoscopique irrigué par une recherche aux ramifications infinies autour de la qualité de mollesse. Cette édition de ZOA aura été une leçon d’humanité autant qu’un manifeste artistique.

Marie Plantin – Revue Théâtre(s)

 
Presse Corps Mous#2

Les Corps Mous #2 de Vincent Lacoste nous saisit par son coup de théâtre.
L’ambiance qui était au départ douce et somnolente devient anxiogène et hypnotique Ici les corps tombent, l’homme a presque une tête de bonhomme Michelin, l’affaire devient drôle. Lacoste joue à la poupée avec ces deux magnifiques danseurs, il leur fait tout faire, les déshabillent, les rendant hagards.
C’est brillant.

Amélie Blaustein Niddam – TouteLaCulture.Com